Association courcouronnes environnement A.C.E.

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Jeudi 17 novembre 2005

APPEL DE VERT LE GRAND

 

APPEL POUR UNE GESTION DURABLE DES DECHETS

Avec 340.000 habitants dans un rayon de 10 kilomètres, et des nappes phréatiques affleurant à quelques mètres de la surface, Vert le Grand, au coeur de l’Essonne, est un cas d’école. Après 45 ans d’histoire de stockage d’ordures ménagères, son site peut se vanter de regrouper :

* 1 usine d’incinération d’ordures ménagères de 220.000 tonnes/an, 2 fours,

* 1 troisième four en ligne de mire,

* 1 plateforme de traitement des mâchefers de 70.000 tonnes/an,

* 1 centre de tri,

* 1 décharge où 200.000 tonnes de déchets ont été enfouies en 2003,

* 1 plateforme de compostage de déchets verts de plus de 50.000 tonnes/an,

* 1 centre de dépollution de terres polluées prévu pour 300.000 tonnes/an

et

* 1 décharge géante de 220.000 tonnes/an (l’enquête publique est terminée faisant fi de la concertation avec la population, les associations et les élus).

L’accumulation sur un même site, d’une telle quantité de déchets, sur une aussi longue période, la localisation même du site, en zone périurbaine, est une aberration. Les incertitudes et aussi les certitudes induites par ce projet, quant à la maîtrise des impacts sur l’environnement et surtout sur notre santé et celles de nos descendants appellent au REFUS.

AUJOURD’HUI NOUS DISONS NON

Ce n’est plus acceptable, au nom :

o du principe de concertation avec la population, les associations et les élus

o du principe de réduction des déchets à la source

o du principe de valorisation des déchets

o du principe de traitement des déchets au plus près de leur lieu de production et dans des sites de taille acceptable

o du principe de précaution : nous connaissons plus ou moins bien les effets des dioxines, furanes, métaux lourds, bactéries et autres polluants (la liste n’est pas exhaustive), mais nous ignorons leurs effets à long terme, pour une exposition réduite, mais sur une longue période, et surtout nous ignorons tout de « l’effet cocktail », c’est-à-dire l’association des toxiques entre eux.

 

L’EUROPE nous appelle au respect de tous ces principes, via ses nouvelles règlementations, et directives environnementales ; or tous ces principes ont été bafoués.

EN CONSEQUENCE  

Nous demandons qu’ici, comme ailleurs, sur tout le territoire national, tous ces principes soient mis en oeuvre et respectés.

N’attendons pas que cela soit inscrit dans la constitution !

C’est notre devoir, de les faire appliquer, aujourd’hui, pour la sécurité des populations présentes, et pour les générations futures.

Il faut engager une réflexion, en concertation avec tous les acteurs, sur la gestion de nos déchets et se donner les moyens d’avoir une action raisonnée et durable en la matière.

Vert le Grand le 1er juillet 2005, pour le C.L.I.S.S.E. (Collectif de Lutte d’Information de Surveillance sur la Santé et l’Environnement),           le Comité Scientifique.


ADRESSE PETITION : CLISSE 3 rue des sablons 91810 Vert le Grand clisse@club-internet.fr

APPEL DE VERT LE GRAND

APPEL POUR UNE GESTION DURABLE DES DECHETS

Les 1er signataires : Dr Jeanine Joubinaux-Rochefort/Médecin Vert le Grand; Dr Alec Bizien/Professeur au collège de Médecine des Hôpitaux de Paris, chef de service ; Jean-Christophe Dubuy/Dr en Pharmacie Lisses Dr Bruno Straub/Vétérinaire Bondoufle ; Jean-Marie Pelt/ Président de l’Institut Européen d’Ecologie,Professeur Emérite de l’Université de Metz,Dr en pharmacie ; Philippe Desbrosses/Dr en sciences de l’environnement, expert auprès de la Communauté Europ. et agriculteur biologique ; André Picot/Toxico-chimiste, directeur de recherches au CNRS, Docteur ès sciences en chimie, Ingénieur chimiste, spécialiste en chimie organique ;Dr Annick Petit/Médecin ; Thierry Sobrecases/Président Vert leGrandNatureEnvironnement ; Jean-Claude Douillard/ Président Qualité de Vie à Bondoufle ; Robert Coquidé/Maire d’Echarcon ; Jean Chabaud/PrésidentCourcouronnesEnvironnement ;EmmanuelBroz/acteurchartedel’environnement &secrétaire de l’ass.Dediccas ; Jean-François Poitvin /Président Ass. Ademo ; Gérard Lupi / Président Ass. Dedicas; Yannick Vicaire/Responsable campagne toxiques de Greenpeace France ; Didier Besse/Dr en Pharmacie Bondoufle ; Mme Roger/Dr en Pharmacie Bondoufle ; M. Naud/ Dr en Pharmacie bondoufle ; Gérard Antoine/Dr en Pharmacie Lisses ; Mme Granval/ Biologiste Mennecy ; Dr Evelyne Folliot/ Médecin Vert le Grand ; Dr Alain Seve/ Médecin Courcouronnes ; Dr Pierre Daniel/ Chirurgien Dentiste Courcouronnes ; Dr Dinh Viet Hung/Médecin Courcouronnes ; Dr Dinh Tran/ Médecin Courcouronnes ; Dr Jean-Pierre Roblin/ Médecin Courcouronnes ; Dr Gérard Kuhn/ Chirurgien Dentiste ; Dr Claude Sahaghian/ Médecin Lisses ; Dr Jacques Balestier/ Médecin Lisses ; Geneviève Franquet/ Infirmière Courcouronnes ; Catherine Delerry/ Infirmière Lisses ; Philippe Florens/ Infirmier Lisses ; Dr Ioama Chabot/ Médecin ; Dr Abdelhafid Ahmed-Yahia/Médecin Bondoufle ; Maître Pierre-Yves Le Mazou/ Avocat à la cour, Président de l’association H-50 ; DominiqueTurbelin / Président Centre Essonne Nature Environnement ; Claude Cayssials/ Président Fédération Essonne Nature Environnement ; Hervé Pérard/ Maire adjoint Evry ; Véronique Legendre/ Présidente Association Pour le Plateau Agricole du Centre-Essonne(APPACE) ;Thierry Lafon/Maire de Lisses ; Dr Jean-Luc Joyeux/ Médecin Boussy St Antoine ; Paul Simon/ Conseiller Général du Canton de Brétigny sur Orge ; Bruno Dufételle/ Président de la Coopérative La Forêt (magasins de produits biologiques et écoproduits)Soisy-sur-Seine ; Danielle Valéro/ Chirurgien dentiste&Maire-adjointe Evry ; Nathalie Kosciusko-Morizet/ députée de l’Essonne&Présidente du groupe d’études Santé et environnement de l’Assemblée Nationale ;Bruno Piriou/ Vice-président du conseil général de l’essonne chargé de l’environnement et du développement durable et de la démocratie participative ; Dominique Frey/co-Présidente d'Acalp, Association Citoyenne Active de Lutte contre les Pollutions, Gilly sur Isère (Savoie) ; Jocelyn Peyret /Directeur du CNIID, Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets ; Marie Agnès Labarre / Maire de Vert le Petit ; et pour Vert le Grand : Stéphane Huet /Maire adjoint; Denis Mazodier/ Conseiller muncipal; Nathalie Clément/ Conseillère municipale ; Maurice Ledour/ Conseiller municipal; Jean-Paul Vercambre/ Conseiller municipal ; Philippe Mirveaux/Conseiller municipal ; Bernard Turc/Conseiller municipal ; Virginie Houlbrèque/Conseillère municipale ; Sandrine Ligonnet-Lachaud/Conseillère Municipale.

 

NOM-PRENOM  

ADRESSE

PROFESSION

SIGNATURE

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

par clisse publié dans : ace2
Lundi 1 août 2005

Directive Europeenne sur le recyclage des Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques :

LIRE :

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=93481

 

par Chabaud publié dans : ace2
Mardi 31 mai 2005

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par Jean Chabaud publié dans : ace2
Lundi 30 mai 2005

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 20 MAI 2005 à 20 heures

 

Monsieur Luthringer, Directeur Général de CEL, assistant en première partie de l’AG, Bénédicte Morin a présenté en début de séance l’objet de son questionnaire et le but de chaque question. Elle remercie vivement les plus de 100 personnes qui ont bien voulu l’aider. Les résultats de l’étude seront connus vers le 15 juin.

 

La suite de la séance a permis des échanges dans un climat convivial où les questions et commentaires prévus à l’ordre du jour ont été traités durant le rapport moral.

(le rapport moral sera donc traité ci-dessous en italique)

 

L’A.C.E. a 1 an. Durant cette année nous sommes intervenus dans différents dossiers, nous avons participé à différentes manifestations :

1         - Le Centre de stockage de déchets ultimes (la décharge géante) :

L’A.C.E. a organisé une pétition qui a recueilli près de 1400 signatures, déposé un dossier au registre d’enquête publique, participé à toutes les réunions publiques et manifestations organisées dans le secteur et suit les actions du CLISSE.

Le résultat étant que malgré le rejet du projet par les élus et les habitants, l’autorisation d’exploiter a été délivrée pour 220 000 tonnes/an, l’ACE tente d’influer sur la réduction des déchets à la source. Elle préconise en particulier le refus de la publicité non adressée, le refus des sacs plastiques délivrés aux caisses de magasins, le boycott des produits largement sur-emballés. Concernant les déchets verts, nous préconisons le mulchage en particulier pour toute collectivité, le compostage individuel…

2         – Les Odeurs :

L’A.C.E. a noué de nombreux contacts avec la Préfecture, les directions  de SEMARDEL et CEL, a soutenu activement la manifestation organisée par les Maires, Plusieurs membres ont participé au  réseau des NEZ. Nous sommes au coté de la municipalité dans une action en référé laquelle a pour but de faire reconnaître la nuisance. Il n’y a pratiquement plus d’odeurs depuis fin octobre 2004. (résultat du référé lors des conseils de quartier)

Dans le cadre de l’enquête publique sur la régularisation de l’autorisation d’exploiter la plate-forme de compostage nous avons souhaité « un rafraîchissement » du réseau des nez et proposé la plantation d’un écran d’arbres de haute tige et à croissance rapide pour casser les vents et stocker le CO2.

3         – La circulation dans la ville et plus particulièrement rue Noël Marteau :

L’A.C.E. a agit directement auprès des direction de SAER et de SEMARDEL, des actions combinées avec le cabinet du Maire ont été conduites contre les transports Graveleau, L.O.T.,Sanitra etc…

La reprise des ronds points que nous avons souhaitée sera effectuée.

De nombreux véhicules de plus de 3,5 t circulent encore. Les riverains doivent se mobiliser pour nous aider à poursuivre ces actions (photos, N° d’immatriculation, témoignages …).

4         –  Rocade centre Essonne (ex barreau sud) :

L’A.C.E. a adressé un courrier au Maire de Courcouronnes le 23/9/04 auquel il a été répondu le 4/10/04. Monsieur le Maire rappelle qu’il est déjà intervenu dans ce dossier et tentera de solliciter une réunion avec ses collègues des communes concernées. L’A.C.E. a relancé par un courrier adressé à tous les élus de la zone concernée, avec pour but de provoquer, en février 2005. Nous enregistrons plusieurs réactions. Le Président de la communauté d’agglomération s’est engagé à organiser la réunion que nous sollicitons. Il reste à en préciser la date….

Nous envisageons de nouvelles initiatives si rien ne se passe.

Entre temps, et dans le cadre de l’enquête publique sur la régularisation de l’autorisation d’exploiter la plate-forme de compostage nous avons suggéré l’ouverture d’un deuxième accès à l’écosite afin de limiter les parcours des camions-bennes et ainsi de réduire le nombre de véhicules tenté d’enfreindre des interdictions.

5         – En novembre 2000 est né le BLOG de l’ACE (site internet) à consulter sur :  http://ace.over-blog.com

Nous y donnons des informations, des conseils, incitons à réduire les déchets, à protéger les oiseaux…

 Nous souhaitons qu’il devienne un lieu d’échange entre tous ceux qui sont concernés par la protection de l’environnement.

6         – Divers :

L’A.C.E. a participé à diverses manifestations telles les universités d’automne sur le traitement des déchets, le salon POLLUTEC, l’observatoire départemental de l’environnement…

Nous suivons également le dossier de contrôle de l’impact sur l’environnement des anciennes décharges (montaubert) et leur réhabilitation.

 

Monsieur Audubert rejoint le bureau et sera chargé d’effectuer des observations dans le domaine des transports.

Sur proposition du Président, l’assemblée souhaite que la ligne définie et conduite jusqu’à ce jour soit maintenue et que l’ACE conserve une totale indépendance (aucune prise de position politique, ni adhésion à une fédération d’Associations).

Les adhésions seront renouvelées dans les mêmes conditions qu’en 2004.

La séance est levée à 22 h 15

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RENOUVELLEMENT D’ADHESION 2005 (ou adhésion nouvelle)             5 EUROS 

NOM :                                                     Prénom :         

Adresse :                                                                  adresse e-mail :                   

(ne sont pas concernés les adhérents de 02 et 03/2005)

                                                                                                                                                                                               

par Chabaud publié dans : ace2
Lundi 2 mai 2005

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par Jean Chabaud publié dans : ace2
Lundi 2 mai 2005

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environnement  

1.   Ce qui entoure, ce qui constitue le voisinage.

2.   Ensemble des éléments physiques, chimiques ou biologiques, naturels et artificiels, qui entourent un être humain, un animal ou un végétal, ou une espèce. Défense de l'environnement:

L'environnement désigne tout ce qui nous “environne”.
Lorsque l’homme protège son environnement, il intervient sur la partie naturelle de l'environnement (forêts, océans, montagne, faune, flore, écosystèmes...) mais aussi sur des facteurs pouvant avoir des impacts sonores, visuels, olfactifs...

3.    Ensemble des éléments objectifs et subjectifs qui constituent le cadre de vie d'un individu.

4.    [ART MOD. ] Œuvre, installation faite d'éléments répartis dans un espace que l'on peut parcourir.

5.    [INFORM. ] Ensemble des ressources matérielles et logicielles nécessaire à l'exécution d'une application à l'aide d'un ordinateur donné.


Le Petit Larousse illustré 1999. © Larousse, 1998.

 

 

par Jean Chabaud publié dans : ace2
Lundi 2 mai 2005

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Lundi 2 mai 2005

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Ecologie

Le mot écologie fut créé, dès 1866, par le biologiste allemand Ernst Haeckel. Mais la discipline n'a pris de l'importance qu'au cours des années 1930, à partir de travaux relatifs à l'action des conditions physiques de l'environnement (facteurs abiotiques) sur les êtres vivants et sur l'action que ces derniers exercent en retour sur leur environnement (facteurs biotiques). Depuis, l'écologie s'est développée en intégrant les connaissances de la biologie et d'autres sciences (géologie, climatologie, économie, etc.). L'écologie fondamentale étudie la structure et le fonctionnement des écosystèmes, dans lesquels les transferts permanents d'énergie et de matière (chaînes alimentaires, cycles écologiques) déterminent la vitesse d'accroissement de la biomasse (productivité). L'écologie appliquée prend en compte l'action de l'homme dans le but d'en limiter les conséquences néfastes (dégradation de l'environnement, pollution, baisse de la biodiversité, etc.) et de favoriser une gestion rationnelle de la nature. Depuis la fin des années 1960, les préoccupations écologiques ont été le moteur de mouvements associatifs, idéologiques (écologisme) et politiques.

Le Petit Larousse illustré 1999. © Larousse, 1998.

 

par Jean Chabaud publié dans : ace2
Mercredi 27 avril 2005

ODEURS INDUSTRIELLES ET GENE OLFACTIVE

 

Mémoire de maîtrise de Psychologie de l’Environnement (juin 2005)

UNIVERSITE PARIS X Nanterre

Bénédicte MORIN

 v INTRODUCTION

 Cette recherche s’inscrit dans le domaine de la Psychologie de l’Environnement dont la spécificité réside dans l’analyse des perceptions, attitudes et comportements en relation explicite avec le contexte dans lequel l’individu évolue. Ce champs de la psychologie traite de plusieurs thèmes tels que les environnements urbains : la perception, l’appropriation et les conduites sociales ; les représentations écologiques, les comportements environnementaux ; la qualité des ambiances : du stress au confort, thème auquel nous allons tout particulièrement nous intéresser dans la cadre de notre recherche sur les odeurs industrielles et la gêne olfactive.

 

v OBJECTIFS

 

Ø évaluer la gêne olfactive ressentie par les riverains proches d’un site de traitement des déchets émettant des odeurs ;

Ø identifier les facteurs psychosociaux et démographiques influençant cette gêne et ceux susceptibles de la prédire ;

Ø et enfin, à titre exploratoire, montrer l’impact des odeurs sur les états psychologiques des individus.

 

v RÉSULTATS

 

Ø  En ce qui concerne le premier objectif :

Une analyse descriptive des résultats a révélé qu’en moyenne, les riverains de la ville de Courcouronnes sont « plutôt gênés » ou « très gênés » par les odeurs émises par le site de traitement des déchets de Vert-Le-Grand. Ils s’estiment plutôt fortement exposés aux odeurs.

Une analyse plus fine en terme de pourcentages montre que ce n’est pas tant la fréquence des odeurs qui est problématique mais leur intensité qui est jugée « plutôt forte » ou même « très forte ».

L’analyse de corrélations mettant en évidence une corrélation significative et positive entre l’exposition aux odeurs et la gêne olfactive (r = .48 ; p= .000) confirme notre première hypothèse selon laquelle : « Les odeurs sont source de gêne pour les habitants de Courcouronnes, proches du site de traitement des déchets de Vert-Le-Grand ». Plus les riverains se sentent exposés aux odeurs plus ils sont gênés par celles-ci.

Le site de Vert-Le-Grand est source de gêne pour les riverains qui en sont proches.

 

 

Ø  En ce qui concerne le deuxième objectif :

six hypothèses ont été posées, toutes ont été confirmées, ou partiellement.

 

L’analyse descriptive de l’item « évaluation des odeurs » a révélé que les riverains évaluent les odeurs comme ayant des effets « assez » voire « très » nocifs sur leur santé. De plus, les corrélations montrent un lien significatif et positif entre l’évaluation des odeurs et la gêne olfactive ( r= .47 ; p = .001), ce qui signifie que la croyance en des effets nocifs des odeurs sur la santé a une forte influence sur l’estimation de la gêne. Ces résultats concordent avec ceux de Cavalini (1992) et avec le modèle de stress de Folkman et Lazarus (1984). En effet, plus les individus évaluent les odeurs comme dangereuses pour leur santé physique et mentale plus ils sont gênés par celles-ci.

 

Nous avons essayé d’expliquer la croyance en des effets nocifs des odeurs sur la santé. Nous nous sommes renseignés auprès de l’association de protection de l’environnement de la Ville de Courcouronnes ainsi qu’à la mairie. Les riverains n’ont jamais été informés sur la nature des substances à l’origine des odeurs ce qui pourrait justifier leur doute quant à la nocivité de ces odeurs. Les observations reflètent l’inquiétude des riverains à l’égard de la qualité de l’air.

Peut-être serait-il intéressant de proposer à l’industrie de communiquer les analyses effectuées autour du site mentionnant la nature et les concentrations d’odeurs émises. Ainsi, plus de communication entre l’industrie et la population et plus d’informations fournies sur les émissions odorantes pourraient diminuer la gêne. Ceci est une hypothèse que nous avons émise après l’analyse des résultats obtenus à l’item « évaluation des odeurs ».

L’attitude envers l’industrie source d’odeurs a une influence sur l’estimation de la gêne. L’analyse descriptive a tout d’abord révélé en moyenne un degré d’accord pour les items qu’ils soient négatifs ou positifs. Ceci montre que les items proposés ne sont pas discriminants. Ces résultats mettent en évidence un manque de pertinence dans le choix des items.

Toutefois, l’analyse de corrélations montre deux corrélations significatives et positives entre :

-          la gêne olfactive et l’attitude 2 (« Trop près de chez moi »)

(r = .22 ; p = .024).

-          la gêne olfactive et l’attitude 4 (« Polluant » ) (r = .26 ; p = .007).

 

Ainsi, plus les riverains jugent le site trop près de chez eux plus ils s’estiment gênés par les odeurs émises par celui-ci, d’une part, et plus ils évaluent le site comme « polluant »  plus ils sont gênés , d’autre part. Notons que ces deux corrélations correspondent à des attitudes négatives envers l’industrie source d’odeurs et mettent ainsi en évidence l’influence de ces attitudes sur l’estimation de la gêne. Ces résultats vont dans le sens de ceux trouvés par Cavalini (1992) qui montrent que l’attitude envers l’industrie  est un facteur important dans l’estimation de la gêne.

 

Toutefois, nous pouvons dire qu’étant donné l’absence de corrélation significative entre la gêne et les attitudes 1 (« Utile à l’économie du pays »), 3 (« Indispensable »), 5 «(« Source d’emplois ») et 6 (« Dévalorise le paysage ») l’hypothèse selon laquelle : «  L’attitude envers la source des odeurs influence positivement l’estimation de la gêne. Plus les individus ont une attitude négative envers la source plus ils s’estiment gênés. » n’est que partiellement confirmée. Précisons tout de même que ceci est certainement dû au choix des items qui ne correspondaient pas à deux groupes d’attitudes négatives et positives bien distincts.

Il serait intéressant d’étudier l’influence de la représentation de  l’activité de l’usine sur l’évaluation des odeurs comme pouvant être nocives pour la santé. L’activité de l’industrie semble importante dans l’évaluation des odeurs. Par exemple, les odeurs d’une usine de gâteaux ne seront pas évaluées de la même manière que celles émises par une raffinerie de pétrole.

 

La tonalité hédonique des odeurs influence la gêne. En effet, ces deux variables sont corrélées significativement et de manière négative

( r = -.32 ; p = .001). Plus les riverains qualifient les odeurs du site de traitement des déchets de désagréables, plus ils s’estiment gênés par celles-ci. L’analyse descriptive de cet item révèle que la majorité des individus interrogés (87 %) qualifient ces odeurs de « très désagréables » ou « plutôt désagréables ». Ces résultats confirment notre hypothèse selon laquelle : « La tonalité  hédonique  des odeurs, agréables ou désagréables influence l’estimation de la gêne olfactive ».

 

Ces résultats vont dans le sens de ceux trouvés par Winneke et Kastka (1987) qui à travers l’étude de la gêne olfactive autour de trois usines différentes dans leurs activités avaient mis en évidence que pour des concentrations d’odeurs égales autour d’une usine de chocolat, d’une distillerie et d’une raffinerie, le niveau de gêne était très différent, le niveau de gêne étant plus faible autour de l’usine de chocolat qu’autour des deux autres industries. Ces auteurs ont ainsi montré que la tonalité hédonique des odeurs jouait un rôle important dans l’estimation de la gêne.

Le site de Vert-Le-Grand est une centre de stockage et de traitement des déchets, la représentation de l’activité de cette industrie peut influer sur la manière dont les individus vont qualifier les odeurs.

Nous pouvons émettre une hypothèse selon laquelle : « La tonalité hédonique des odeurs dépend de la représentation de l’activité de l’industrie que se font les individus ».

 

L’analyse de corrélations entre la sensibilité olfactive et la gêne montre une corrélation positive et significative (r = .45 ; p = .000), confirmant ainsi l’hypothèse selon laquelle : « L’estimation de la sensibilité olfactive des habitants influence la gêne ». Plus les riverains estiment être sensibles aux odeurs plus ils sont gênés par celles du site de Vert-Le-Grand. Cavalini (1992) trouve des résultats similaires dans les études qu’il a menées autour de 3 sites industriels différents.

De plus, l’analyse descriptive révèle que la majorité des riverains interrogés (72 %) se déclarent « assez sensibles » aux odeurs. Cette analyse met en évidence le lien entre la sensibilité aux odeurs et la gêne olfactive.

 

Toujours dans le cadre du deuxième objectif, nous avions émis l’hypothèse selon laquelle : « Les variables démographiques telles que : l’âge, le sexe et l’ancienneté dans l’habitat actuel influencent la gêne ». Celle-ci n’a été que partiellement confirmée.

 

Une corrélation significative et positive entre la gêne olfactive et l’âge a été mise en évidence. Plus les individus sont âgés plus ils s’estiment gênés par les odeurs. Ce résultat s’oppose à celui présenté par Cavalini, dont l’analyse de corrélation montrait l’existence d’un lien significatif et négatif entre l’âge et la gêne. En effet, il apparaissait que plus les individus étaient jeunes plus ils étaient gênés par les odeurs. Cavalini expliquait ce résultat par une baisse de la sensibilité olfactive avec l’âge et par conséquent un niveau de gêne moins important chez ces personnes.

Par contre, parmi les variables démographiques retenues (sexe, âge et ancienneté dans l’habitat) seul l’âge influence l’estimation de la gêne.

 

L’analyse de régression qui a introduit les différents facteurs corrélant significativement avec la gêne met en évidence quatre prédicteurs, à savoir « l’exposition subjective aux odeurs », « l’évaluation des odeurs », « la sensibilité olfactive » et « l’âge ». 

Ainsi, plus les riverains se sentent exposés aux odeurs, plus ils les évaluent comme nocives pour leur santé et plus ils s’estiment sensibles aux odeurs, plus ils sont gênés par celles-ci.

Trois variables psychosociales apparaissent comme prédictives de la gêne et à un moindre degré, la variable démographique « âge ».

Nous pouvons donc dire que cette hypothèse est partiellement validée.

 

Ø  En ce qui concerne le troisième et dernier objectif :

Les corrélations entre l’exposition aux odeurs et les états psychologiques tels que l’anxiété, le stress, l’irritabilité et l’agressivité montrant l’impact d’une exposition aux odeurs sur la santé mentale des riverains confirment notre hypothèse selon laquelle : .

« L’exposition subjective aux odeurs influe sur les états psychologiques des individus ».

L’analyse descriptive montre que l’exposition aux odeurs est jugée assez importante par les riverains surtout en raison de la forte intensité des odeurs. De plus, une minorité de riverains mentionnent des effets négatifs des odeurs sur leurs états psychologiques (anxiété, stress, irritabilité, agressivité).

 

Toutefois, l’analyse de corrélations montre que plus les riverains se sentent exposés aux odeurs du site de traitement des déchets plus ils se disent anxieux, irritables, stressés et agressifs.

 

Outre une gêne, les odeurs provoquent l’apparition d’états psychologiques « négatifs ».

 

v CONCLUSION :

Notre recherche a permis de répondre aux trois objectifs que nous avions posés.

En effet, d’une part, les résultats ont montré que le site de traitement des déchets de Vert-le-Grand est source de gêne pour les riverains qui en sont proches. De plus, il a été constaté que les riverains s’estimaient beaucoup trop exposés aux odeurs, non pas par leur fréquence d’apparition mais par leur forte intensité.

 

D’autre part, nous avons mis en évidence l’influence de plusieurs variables telles que l’évaluation des odeurs, l’attitude envers l’industrie, la tonalité hédonique des odeurs et la sensibilité olfactive sur l’estimation de la gêne. Il ressort de l’analyse de régression que les facteurs psychosociaux : « exposition aux odeurs », « évaluation des odeurs » et « sensibilité olfactive » sont les prédicteurs de cette gêne ainsi que le facteur démographique « âge », à moindre degré.

L’intensité d’une odeur est difficilement contrôlable et demande la mise en place d’installations de traitement des odeurs qui représentent un fort coût d’investissement pour les industriels qui ne sont pas tous prêts à cela. Nous avons fait le lien entre la croyance en des effets nocifs des odeurs sur la santé et un manque d’informations sur la nature ainsi que sur la concentration des odeurs émises par le site de Vert-Le-Grand. Nous proposons l’idée suivante : l’industrie pourrait communiquer aux riverains des villes voisines (Courcouronnes, Bondoufle et Lisses), par le biais d’un journal, la nature et les concentrations des odeurs ainsi que les moyens mis en œuvre pour faire face aux nuisances olfactives (s’il y en a). Nous pouvons émettre l’hypothèse que l’information et la communication entre les riverains et l’industrie pourrait réduire la croyance en des effets nocifs des odeurs et améliorer l’attitude envers l’industrie, ce qui pourrait avoir pour conséquence une diminution de la gêne. Dans la mesure où le site industriel de Vert-Le-grand est en pleine expansion, cette proposition de communication entre les deux parties semble être une solution pour que les personnes se sentent moins gênées par les odeurs mais nous avons conscience que ceci n’améliore en rien la qualité de vie.

 

Enfin, à titre exploratoire, nous avions pour objectif de montrer dans quelle mesure les odeurs peuvent influer sur les états psychologiques des individus. Les résultats ont montré que pour les riverains qui se sentaient assez fortement exposés aux odeurs, cette exposition influait sur l’apparition d’états d’anxiété, d’irritabilité, de stress et d’agressivité. Cela laisse apparaître, qu’outre une gêne les odeurs provoquent d’autres réactions psychologiques caractéristiques d’un mal être. Dans leur étude Winneke et Kastka (1987) ainsi que Cavalini (1992) mentionnaient l’impact des odeurs sur l’organisme et engendraient des réactions physiologiques telles que des nausées, ou encore sur les états émotionnels tels que la tristesse, la honte. Notre étude montre que les états psychologiques ne sont pas à négliger lorsque l’on parle des impacts des nuisances olfactives sur les individus car ils ont autant d’importance et rendent compte d’un réel mal être des personnes.

 

Nous avons pu observer quelques maladresses dans la construction de nos items. En effet, les items relatifs aux attitudes envers l’industrie ne sont pas très discriminants. De même, les items relatifs aux états psychologiques ne sont pas représentatifs de ce que ressentent les individus confrontés aux odeurs. Dans le but d’améliorer le choix des items, des entretiens auprès de riverains sont nécessaires.

 

Toujours dans le cadre des odeurs d’origine industrielle et de leur impact sur le bien être des individus, nous pourrions élargir les connaissances dans ce domaine en proposant d’analyser l’impact de ces odeurs sur la satisfaction du cadre de vie ou encore sur la satisfaction résidentielle.

 

par Jean Chabaud publié dans : ace2
 
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